Aller au contenu

Les cépages résistants

Arbre généalogique de cépages résistants : Seibel, Gaillard, Couderc, Chancellor, Le Subéreux et Villard noir

Les cépages «cépages résistants» sont aussi appelées «hybrides» ou «PIWI», voire «Hybrides Producteurs Directs». Tous ces termes désignent une seule chose : ce sont des vignes issues de croisement entre l'espèce vitis vinifera européenne et des espèces (le plus souvent) américaines.

Initialement, la technique est née pour lutter contre le phylloxéra, maladie importée des Etats-Unis et qui a ravagé le vignoble européen à la fin du XIXe, début du XXe. Le concept réside dans le fait de marier (en pollinisant) les deux espèces de vignes, afin d'obtenir une nouvelle variété qui résiste naturellement au phylloxéra de son parent américain et les qualités organoleptiques de son parent européen.

Il s'avère que ces cépages sont également résistants aux principales maladies actuelles de la vigne, le Mildiou et l'Oidium.

Finalement, c'est la technique du greffage sur porte greffe américain qui fut largement diffusée à l'époque. En effet, cette solution s’est imposée partout, et les hybrides, créés par milliers, ont été peu à peu abandonnés, arrachés voire interdits (pour 6 d’entre eux).

Or, la technique du porte greffe permet, certes, une lutte très efficace contre le phylloxéra mais ne résout pas le problème, devenu majeur, de la lutte contre les deux principaux champignons ravageurs, le Mildiou et l'Oidium. Ces maladies destructrices pour les récoltes nécessitent, même en Bio, l'utilisation de produits phytosanitaires dans les parcelles, mauvais pour l'homme et la biodiversité.

Conscient de l’impérieuse nécessité qu’il y a à sortir de ces pratiques délétères, un mouvement apparaît, porté entre autres par l'association VITIS BASTARDUS LIBERATA, prônant le retour de la culture de la vigne hybride, qu’il s’agisse de cépages d’obtentions récentes (à condition que les procédés de création soient simples et ne fassent pas appel à des techniques de laboratoire), ou de cépages anciens dont un siècle de culture a apporté la preuve de leur robustesse.

Nous croyons dans cette philosophie et notre première plantation, en avril 2026, s’inscrit dans cette lignée. D'ici 3 ans, nous aurons le plaisir de faire déguster un vin blanc issu de cépages résistants. D'autres projets de ce type sont en cours de réflexion.

Nous vous invitons à visiter la page de l'association et, comme nous, à les soutenir : Vitis Bastardus Liberata.